PARANOIA AGENT

Paranoia Agent est un anime de 13 épisodes
Paranoia Agent
sort de l'imaginaire étrange (ceux qui ont déjà vu quelque chose du
monsieur comprendront, perso je n'avais vu que Paprika pour
l'instant) de Satoshi Kon.
Voilà le synopsis:
Tsukiko Sagi est créatrice dans une grande entreprise et a
connu le succès grâce à une de ses peluches, Maro-mi. En rentrant
de son travail, elle est attaquée par un mystérieux personnage,
armé d'une batte de base-ball et de rollers : Shônen Bat
(littéralement : le gamin à la batte).
Le coup est si violent qu'elle se renferme dans son mutisme et
qu'elle
commence à avoir de drôles d'hallucinations... Et tous ceux
qui
s'intéressent à l'affaire sont eux aussi victimes de cet étrange
voyou.
Dit comme ça, le pitch n'a peut être pas l'air super bandant, mais
en fait PA (pour les intimes) est une véritable série chorale, à
chaque épisode nous suivons un nouveau personnage, le ton se permet
de brusques changements, jusque dans le style d'animation parfois.
Le tout navigue sans cesse entre rêve et réalité, nous perdant dans
un trip dont on a du mal à percevoir le sens parfois, mais qui
reste toujours passionant.
J'ai souvent vu l'anime comparé à Twin Peaks, et sans rentrer dans
le détails, je dois avouer que c'est pas stupide.
Bref, une série à regarder les yeux et l'esprit ouvert, histoire
d'halluciner pendant quelques heures.


Alors par où
commencer... par le début, me direz-vous, oui bah c'est justement
ce qui pose problème.
Gungrave est une série de 26 épisodes clairement découpée en deux
actes.
Le premier épisode nous montre un type, Blandon (ou Brandon) Heat,
réanimé d'entre les morts avec une force et une agilité surhumaine,
se fightant contre des espèces de mutants humanoïdes. Donc 25
minutes d'action assez bourrine et une désagréable impression
d'arriver au milieu de l'histoire. Ce qui est le cas puisque cet
épisode (que l'on retrouvera plus tard de manière presque identique
dans l'épisode 18 ) est en fait le début du deuxième acte.
Dès le second épisode, on est plongés plusieurs année arrière (13,
me dit wikipedia, mais je me demande s'ils se plantent pas car
j'aurai dit 20 minimum).

A partir de là, nous
retrouvons un jeune (et bien vivant) Brandon, accompagné de son
meilleur ami, Harry McDowel. Les deux forment avec trois potes une
bande de petits malfrats. Mais suite à un drame (lequel ? roooo je
vais pas tout vous spoiler quand même), les deux amis rentrent dans
le groupe mafieux le plus puissant de la ville: Millenion.
Nous suivons ensuite leur parcours à chacun, Brandon (le discret, à
gauche sur l'image) ne voulant que protéger ceux qu'il aime mais
devenant par la force des évènements le principal tueur à gages de
la firme, et Harry (le beau parleur), ayant une ambition sans fin
et prêt à tout pour gagner le plus de pouvoir possible, ce qu'il
parviendra à faire.
Pendant plus d'une quinzaine d'épisode, Gungrave est donc une
fresque épique dans le monde de la mafia, que n'auraient pas renié
un Scorcese ou un Coppola. Les personnages sont forts (même les
seconds rôles ont vraiment de la gueule), certaines scènes vous
prennent aux tripes, et le tout se suit avec grand interêt d'autant
plus qu'on sait que l'inévitable va arriver (oui, puisqu'on a vu le
premier épisode, chronologiquement dans le futur, suivez un peu !)
et Brandon va mourir.

Et c'est donc à ce
moment que, grâce à une technologie permettant de ressusciter les
morts (découverte quelques épisode auparavant déjà) Brandon Heat
renommé Beyond The Grave entre en jeu (et le second acte
également).
J'ai personnellement trouvé ce second acte moins fort; on voit bien
à ce moment que l'anime est inspiré d'un jeu vidéo (Grave qui se
bat contre les nouveaux seigneurs de Millennion, ça fait vraiment
le héros contre les boss d'un jeu), et l'avancée scénaristique en
est donc un peu trop balisée. Mais ils restent de bons moments, et
puis les deux derniers épisodes font fi des défauts de cet acte
pour nous en foutre à nouveau plein la gueule au niveau visuel
(ouais parce que l'animation n'est pas toujours au top dans la
série, et là où ça a été le plus flagrant pour moi, c'est pendant
le second acte, l'épisode 19 surtout)) comme émotionnel.
Franchement, si la fin ne vous donne pas envie de pleurer (au moins
un peu, quoi, merde) c'est que vous avez un coeur de pierre. (le
premier qui me traite de midinette a le droit à une baffe... et un
bisou pour me pardonner)









